Italie, le Grand Tour : dans le miroir de la photographie au XIXe siècle par Giovanni Fanelli et Barbara Mazza

Aimez-vous les vieilles pierres, et les lieux chargés d’Histoire ? Avez-vous déjà eu la chance de visiter l’Italie ? Vous êtes-vous déjà imaginé déambuler dans les rues de Rome il y a un siècle ? Si vous avez répondu par l’affirmative à l’une de ces questions, la présentation de l’ouvrage qui va suivre va sans doute vous intéresser.

J’ai récemment eu la chance d’être invitée à l’Institut culturel italien afin de découvrir Italie, le Grand Tour par deux auteurs italiens : Giovanni Fanelli (professeur d’histoire de l’architecture à l’Université de Florence, directeur de collections) et Barbara Mazza (docteur en histoire de l’architecture et de l’urbanisme, directrice photo).

Couverture Italie, le Grand Tour

Couverture Italie, le Grand Tour

 

Le Grand Tour, c’est ce voyage initiatique de deux à trois ans, effectué par les élites européennes à travers le continent afin de parfaire leur éducation au XVIIIe et XIXe siècles. La principale destination de ce voyage était bien sûr l’Italie pour son foyer artistique foisonnant, l’occasion pour les jeunes voyageurs de parfaire leur éducation classique. C’est à ce voyage initiatique à travers des photographies d’époque par des artistes réputés (Leopoldo Alinari, Alphonse Bernoud, Robert Macpherson, Robert Rive, Giorgio Sommer…) que nous convie cet ouvrage.
Neuf destinations vous attendent : Turin, Gênes, Milan et les grands lacs, Venise et la Vénétie, Bologne, Florence et la Toscane, Rome, Naples et la Campanie, la Sicile.

Ces séries ont été réalisées en Italie au moment même des débuts de la photographie, aux origines de la discipline. Il s’agit alors de capturer une Italie de jadis qui n’existe plus mais dont l’âme perdure. En plus des légendes accompagnant les photographies, le texte est émaillé de citations d’auteurs du XIXe siècle ayant eux-mêmes effectué leur Grand Tour. S’élèvent tour à tour les voix d’Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Henry James, Emile Zola… qui apportent le langage littéraire aux supports visuels. L’occasion pour le lecteur de découvrir les débuts des fouilles archéologiques de Pompéi et Herculanum, Venise et ses canaux ou les jardins de la Villa Médicis, d’explorer ce qui dans l’Italie d’hier se retrouve dans l’Italie d’aujourd’hui.

Turin – La Piazza Vittorio Emanuele I et le pont sur le Pô

Sur l’axe du pont, au-delà de la place (aujourd’hui, Piazza Vittorio Veneto), on remarque l’enfilade de la Via Pô jusqu’à la Piazza Castello et la colline. Sur le pont, on repère les voies typiques de passage pavées.

Turin - La Piazza Vittorio Emmanuelle I et le pont sur le Pô - Atelier de Giacomo Brogi, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé, stéréoscopie. Détail. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Turin – La Piazza Vittorio Emmanuelle I et le pont sur le Pô – Atelier de Giacomo Brogi, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé, stéréoscopie. Détail. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

« Quelles places austères et solennelles ! Et le style du palais, sans prétention ; les rues propres et graves -, et tout bien plus digne que je ne m’y attendais ! Les plus beaux cafés que j’ai jamais vus ! Avec un climat si variable, ces arcades semblent correspondre à une nécessité ; elles sont si spacieuses qu’elles ne vous accablent pas. Soirées sur le pont du Pô : magnifique ! Par-delà le Bien et le Mal ! »

Friedrich Nietzsche, Lettre à Peter Gast, 7 avril 1888, lettre 247.

 

Le lac de Côme – Le Port de Bellagio

Au XIXe siècle, Bellagio devint un lieu de villégiature à la mode pour l’aristocratie lombarde et internationale. Au premier plan s’alignent de petites embarcations lacustres recouvertes d’une toile tendue sur une armature en bois en arc de cercle. La nav ou navet, bateau à fond plat de forme évasée, utile au transport de marchandises ou à la pêche, était dotée d’un mât pour supporter une voile rectangulaire, hissée lorsque le vent était favorable. Il naviguait néanmoins le plus souvent l’aide de rames, sa coque glissant aisément sur la surface de l’eau, tandis que le mât était placé à l’horizontale au-dessus de l’armature cintrée.

Le Lac de Côme - Le port de Bellagio - Carlo Bosetti, vers 1885 ; tirage sur papier albuminé, 19,5 x 25. Détail. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Le Lac de Côme – Le port de Bellagio – Carlo Bosetti, vers 1885 ; tirage sur papier albuminé, 19,5 x 25. Détail. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

 

Venise – La Ca’d’Oro

Pour certains, les gondoles auraient été peintes en noir suite à une épidémie de peste survenue en 1630 et qui fit cinquante mille victimes ; pour d’autres, afin de freiner leur ornementation de plus en plus luxueuse, une ordonnance fut émise au XVIe siècle imposant à toutes le noir.

Venise - La Ca' d'Oro - Robert Rive, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé, 19,5 x 25,5. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Venise – La Ca’ d’Oro – Robert Rive, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé, 19,5 x 25,5. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

« Le gondolier incline soit davantage au gracieux -c’est selon-, lorsqu’il se tient dans « la deuxième position » d’un maître à danser, mais en s’autorisant dans le redressement de la taille une liberté de mouvement que désapprouverait ce technicien. […] Rien ne saurait être plus beau que la façon ample et ferme avec laquelle, de sa position avantageuse, il se lance par-dessus son terrible aviron. Cela possède la hardiesse d’un oiseau plongeur et la régularité d’un pendule. »

Henry James, Venice, 1882, dans Italian Hours, 1909.

 

Florence – L’Arno et le Ponte Santa Trinita

Sommer compose avec une grande maîtrise de son art les éléments du tableau : le long ruban du quai de l’Arno, animé seulement par une charrette arrêtée au bord du trottoir, le Ponte Santa Trinita, le Ponte Vecchio et, dans le fond, la colline de San Miniato, baignés dans la lumière intense de midi.

Florence - L'Arno et le Ponte Santa Trinita - Giorgio Sommer, vers 1865 ; tirage sur papier albuminé, 18 x 24,5. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Florence – L’Arno et le Ponte Santa Trinita – Giorgio Sommer, vers 1865 ; tirage sur papier albuminé, 18 x 24,5. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

« Ma chambre d’hôtel donnait sur le fleuve et était toute la journée inondée de soleil. Il y avait sur les murs un absurde papier peint orange ; l’Arno, d’une nuance à peine différente, coulait en bas, et sur l’autre rive s’élevait la rangée des maisons jaunâtres, d’une extrême antiquité, moisissant et s’effritant, saillant et se bombant au-dessus du courant. […] Tout cet éclat et tout ce jaune étaient un perpétuel délice ; cela faisait partie du charme indéfini de la couleur dont Florence semble partout se parer où que vous posiez les yeux à partir du fleuve, de ses ponts et de ses quais. »

Henry James, Italy Revisited, 1877, dans Italian Hours, 1909.

 

Rome – Le jardin de la Villa Médicis

A la limite orientale de la terrasse qui s’étend devant la Villa Médicis, l’enfilade de statues, de sarcophages, de bancs et de pins suit le tracé des murs d’Aurélien. Au premier plan, à la marge droite, l’imposante statue de Minerve est mise en rapport en fonction d’un calcul précis avec la colonne sur piédestal que l’on aperçoit à l’arrière-plan à gauche. Les éléments verticaux se découpent sur un ciel dégagé, dans la lumière estivale de la mi-journée. Au centre, la présence discrète d’un vieil homme assis sur un banc créé un contrepoint symboliquement fort entre la jeunesse éternelle de la Minerve de marbre et la vie contemporaine soumise à l’érosion du temps. La statue de Minerve fait partie de l’ambitieux programme voulu par le cardinal Alessandro dei Medici qui fit l’acquisition du terrain en 1576. Amateur d’antiquités, il avait conçu la villa et le jardin comme un ensemble théâtral et scénographique d’œuvres d’art antiques. De Bonis a également réalisé ce cadrage en format horizontal.

Rome - Le jardin de la Villa Médicis - Adriano De Bonis, vers 1855-1860 ; tirage sur papier albuminé, 25 x 19,5. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Rome – Le jardin de la Villa Médicis – Adriano De Bonis, vers 1855-1860 ; tirage sur papier albuminé, 25 x 19,5. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

 

Naples – La via Pallonetto di Santa Lucia

La rue monte, par larges marches, de Santa Lucia à Monte di Dio. De part et d’autre, il basso, l’habitation typiquement napolitaine : une pièce unique pour une famille entière, dépourvue quasiment de toute installation hygiénique, directement ouverte sur la rue, étouffante l’été, humide l’hiver lorsqu’elle était chauffée par un brasier ou simplement par les fourneaux de la cuisine, à peine différente d’une grotte.

Naples - La Villa Pallonetto di Santa Lucia - Giorgio Sommer, vers 1885 ; tirage sur papier albuminé, 25 x 20. Détail. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Naples – La Villa Pallonetto di Santa Lucia – Giorgio Sommer, vers 1885 ; tirage sur papier albuminé, 25 x 20. Détail. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

 

Palerme – Charrette sicilienne

Au loin, la silhouette du Monte Pellegrino. Les charrettes appartenaient aussi bien au quotidien sicilien qu’au mythe folklorique de l’île. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, elles commencèrent à être décorées et devinrent ainsi une expression paradigmatique de l’art populaire, ici, mis en valeur par la retouche de couleurs.

Palerme- Charrette sicilienne - Giorgio Sommer, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé colorié à la main, 20 x 25. © Barbara Mazza - Giovanni Fanelli

Palerme- Charrette sicilienne – Giorgio Sommer, vers 1870 ; tirage sur papier albuminé colorié à la main, 20 x 25. © Barbara Mazza – Giovanni Fanelli

« Ces charrettes, de petites boîtes carrées haut perchées sur des roues jaunes, sont décorées de peintures naïves et bizarres qui représentent des faits historiques ou particuliers, des aventures de toute espèce, des combats, des rencontres de souverains, mais, surtout, les batailles de Napoléon Ier et des Croisades. Une singulière découpure de bois et de fer les soutient sur l’essieu ; et les rayons de leurs roues sont ouvragés aussi. La bête qui les traine porte un pompon sur la tête et un autre au milieu du dos, et elle est vêtue d’un harnachement coquet et coloré, chaque morceau de cuir étant garni d’une sorte de laine rouge et de menus grelots. Ces voitures peintes passent par les rues, drôles et différentes, attirent l’œil et l’esprit, se promènent comme des rébus qu’on cherche toujours à deviner. »

Guy de Maupassant, La Vie errante, 1890.

 

Cet ouvrage n’est pas simplement une collection de jolies photos d’une Italie révolue. Il est un puissant évocateur de mémoire. En le lisant, je me suis promenée en compagnie d’Oscar Wilde parmi les ruines de Taormine, projetée parmi les scientifiques ayant mis à jour Pompéi et j’ai songé à Stendhal et à son fameux syndrome. Italie, le Grand Tour m’a fait remonter le temps mais il m’a également surprise en me ramenant dans mon propre siècle. Quel étonnement de découvrir que, de nos jours, la Piazza della Signoria à Florence n’a pas changée ou si peu. Seul le style vestimentaire des touristes semble marquer le passage du temps. Un livre à l’image de la photographie de couverture : un instantané, un instant fugace mais suspendu à travers le temps.

Italie, le Grand Tour : dans le miroir de la photographie au XIXe siècle
de Giovanni Fanelli & Barbara Mazza aux Editions Nicolas Chaudun
26 x 24 cm / 356 pages
50 euros
Disponible sur Amazon.fr

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Stéphane Casali & Un jour dans le Temps : votre portrait en costume d’époque

Ce blog m’aura permis de lier connaissance avec des artistes pleins de talent. L’article qui suit est l’histoire de l’une de ces rencontres. C’est au hasard de recherches sur Internet que j’ai découvert le travail de Stéphane Casali, photographe à l’origine du site Un Jour dans le Temps. J’ai eu un coup de foudre immédiat pour le concept : des portraits en costumes d’époque en compagnie d’une équipe complète de professionnels. C’est donc déjà sous le charme que j’ai pris contact avec l’artiste. Le temps de décider de la date de la séance et après avoir convaincu mon compagnon de poser à mes côtés, nous avons pu discuter du siècle que nous allions aborder. Nous nous sommes finalement décidés pour un style Premier Empire et avons transmis nos tailles de vêtements à l’équipe.

Les Impromptus Photographiques - Galerie Crédit photo : Stéphane Casali

Les Impromptus Photographiques – Galerie
Crédit photo : Stéphane Casali

Impromptus Photographiques - Galerie Crédit photo : Stéphane Casali

Impromptus Photographiques – Galerie
Crédit photo : Stéphane Casali

 

Le jour J, nous nous rendons donc directement à l’atelier des Vertugadins. Nous y sommes accueillis par Stéphane, Marianne (coiffeuse & maquilleuse), Emilie et Clémentine (costumières). A notre arrivée, l’équipe finalise le shooting de deux jeunes femmes venues s’offrir un moment dans un autre siècle entre sœurs. L’une est habillée d’une robe Second Empire, l’autre revêt une tenue 1900. Le matin même, l’équipe s’est occupée d’une famille entière réunie autour de costumes du XVIIIe siècle.

Pour la première étape de cette expérience, je fais connaissance avec Marianne qui s’occupe à la fois du maquillage et de la coiffure. Très professionnelle, elle me demande quelle période nous souhaiterions aborder et si j’ai des préférences particulières. J’évoque Juliette Récamier comme modèle. Après quelques recherches dans la bibliothèque bien fournie de l’atelier, nous trouvons la bonne illustration. Marianne se lance tout d’abord dans le maquillage, un style léger et simple. L’accent est mis sur les joues roses, fraîches, le regard est ombré. La suite est un long travail pour façonner les boucles au fer. Le résultat est stupéfiant, avant même d’avoir revêtue la tenue, mon style évoque déjà très clairement le Premier Empire.

L'espace maquillage...

L’espace maquillage…

 

Comment cette idée est-elle née ? Stéphane Casali a commencé la photographie très jeune, vers l’âge de quinze ans. Il entre alors comme assistant en apprentissage auprès d’un grand photographe de mode. Aujourd’hui, il travaille en étroite collaboration avec l’atelier des Vertugadins et l’idée des Impromptus est née à la faveur des différentes collaborations avec les mannequins présentant les modèles de l’atelier. Devant les résultats souvent publiés sur Facebook, quelques admirateurs lui demandent si les mêmes types de portraits sont accessibles aux particuliers. Mais monopoliser une équipe entière composée d’une coiffeuse, d’une maquilleuse, de costumières, d’un photographe sans compter les retouches photos et les tirages papier coûtent chers. Stéphane a alors l’idée de rassembler les amateurs de costumes d’époque sur une journée afin de réduire les coûts et de proposer une formule accessible au plus grand nombre.

Retour à l’atelier. Emilie et Clémentine me dévoilent la tenue, jusque-là gardé cachée, que je dois porter. La robe est superbe ! Je suis impatiente de me glisser dedans. J’ai également l’occasion de jeter un œil à la tenue que portera Ludovic avant qu’il ne file en cabine l’essayer. Je pars m’habiller de mon côté. Emilie s’occupe de moi, réajuste un élément du corsage, ajoute une épingle par ci, un accessoire par là. Stupeur au moment de découvrir mutuellement nos tenues, nous sommes bel et bien dans le XIXe siècle.

Un indice sur la robe...

Un indice sur la robe…

 

La séance photo se déroule dans la joie et la bonne humeur. Stéphane nous dirige dans les différentes poses tout en recréant le décor, Marianne réalise de petites retouches maquillage, Emilie et Clémence s’affairent afin que le drapé de la robe soit impeccable ou pour rectifier la longueur d’un collier. Les conditions sont telles que nous nous prenons au jeu.

Les activités de Stéphane ne s’arrêtant pas là, il a récemment eu l’occasion de s’occuper d’une importante soirée événementielle réunissant une trentaine de personnes au château de Chantilly. L’équipe s’est donc occupée des costumes, des coiffures et du maquillage pour tout un groupe dont chaque personne est repartie avec sa photo souvenir. L’occasion pour eux de découvrir que la formule fonctionne également pour les reconstitutions historiques, les séminaires ou les sessions de team building. En parallèle, Stéphane propose des forfaits sous forme de reportages pour des mariages, des reconstitutions historiques ou des jeux de rôle grandeur nature pourvu que ceux-ci se déroulent en costumes d’époque.

L’heure tourne et déjà il est temps pour nous de retirer nos costumes et de quitter notre éphémère bulle hors du temps. Stéphane a la gentillesse de nous accorder une pause afin de satisfaire ma curiosité. Car ce photographe de talent multiplie les projets et travaille sur la reproduction de tableaux ou d’œuvres comme pouvez l’admirer ici avec La Femme piquée par un serpent de Clésinger.

Etude Femme piquée par un serpent Crédit photo : Stéphane Casali

Etude Femme piquée par un serpent
Crédit photo : Stéphane Casali

Etude Femme piquée par un serpent Crédit photo : Stéphane Casali

Etude Femme piquée par un serpent
Crédit photo : Stéphane Casali

 

Stéphane s’amuse également des ressemblances qu’il peut trouver entre des personnes croisées dans la rue et des peintres connus. Il aime à regarder les tableaux en ayant cette sensation de connaitre le visage de l’artiste. Cela lui a inspiré un projet : celui de faire poser des sosies de certains peintres dans un univers en évoquant un autre. Par exemple, Van Gogh posant dans l’atmosphère d’un George de La Tour. La difficulté de l’exercice est non seulement liée à la ressemblance des modèles mais aussi aux mélanges techniques entre les spécificités de la lumière et celles de la peinture. D’autres tests sont en cours afin d’enrichir ce projet de nouvelles collaborations.

La Galerie des Peintres Crédit photo : Stéphane Casali

La Galerie des Peintres
Crédit photo : Stéphane Casali

 

Dans le même esprit, l’idée de recomposer un tableau doté de nombreux personnages comme le Sacre de Napoléon de David en y introduisant un décalage serait un sacré challenge pour notre photographe amateur d’art. Il aimerait également pouvoir collaborer avec une équipe de maquilleurs spécialisés dans les prothèses et les effets spéciaux afin de réaliser une série de photos. Si cela vous intéresse, vous pouvez bien sûr le contacter directement.

Toujours en mouvement, Stéphane vient de terminer une exposition sur le thème des cucurbitacées. L’idée est la même que pour les tableaux sauf qu’il s’agit ici de se rapprocher du dessin. Ce projet germe alors que Stéphane fréquente le Potager du Roi de Versailles en tant que bénévole. Il y rencontre un jeune paysagiste de l’école du paysage de Versailles, Corentin Anglade. En septembre / octobre, les deux hommes se rendent sur place avec un studio portable qu’ils installent sous la voûte. Ils photographient les cucurbitacées au rythme de deux séances par semaine pendant trois mois. De cette rencontre artistique naîtra une série de 90 planches, véritables clin d’œil aux botanistes artistes du XVIIIe siècle, oscillant sans cesse entre la photo et l’aquarelle, chacune accompagnée de son identité en lettres calligraphiées.

La série des cucurbitacées Crédit photo : Stéphane Casali

La série des cucurbitacées
Crédit photo : Stéphane Casali

Vous aurez sans doute remarqué que mon teasing aura duré jusqu’au bout de cet article. Je vous laisse donc enfin découvrir les résultats de ce Jour dans le Temps…

Mon portrait en costume d'époque Crédit photo : Stéphane Casali

Mon portrait en costume d’époque
Crédit photo : Stéphane Casali

Ludovic en costume d'époque Crédit photo : Stéphane Casali

Ludovic en costume d’époque
Crédit photo : Stéphane Casali

Un couple sous le Premier Empire Crédit photo : Stéphane Casali

Un couple sous le Premier Empire
Crédit photo : Stéphane Casali

Si vous êtes un ou une passionnée de costumes d’époque et que ce sujet vous a donné l’eau à la bouche, je vous donne ici les tarifs (tout à fait raisonnables étant donné la qualité et le travail fournis par l’équipe) ainsi que les différentes options disponibles pour une séance photo d’exception :

- Votre portrait en costume d’époque : 120 euros
Vous obtenez une photo retouchée de votre séance + toutes les autres images non retouchées imprimables. Livrées sur DVD.

- 1 Tirage format 30×40(A3) de votre photo retouchée sur papier fine art : 35 euros
- Le portrait + le tirage : 150 euros
- Vous désirez une photo retouchée supplémentaire : 50 euros

Pour tout renseignement complémentaire : contact@unjourdansletemps.com

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Collections permanentes de la Villa Masséna – Nice

Chose promise, chose due. Après la visite des différents salons de la Villa Masséna (disponible ici), je vous emmène à l’étage à la découverte des collections du musée qui retracent l’histoire de la ville notamment à travers les portraits de ceux qui l’ont assidûment fréquentée.

Pipe et son écrin ayant appartenu à Masséna

Pipe et son écrin ayant appartenu à Masséna

Antoine-Jean Gros, L'Impératrice Joséphine (1808)

Antoine-Jean Gros, L’Impératrice Joséphine (1808)

Antonio Canova, La Princesse Pauline Borghèse (XIXe siècle) Sœur de Napoléon Ier, elle effectua des séjours à Nice durant les hivers 1807-1808 et 1813-1814.

Antonio Canova, La Princesse Pauline Borghèse (XIXe siècle)
Sœur de Napoléon Ier, elle effectua des séjours à Nice durant les hivers 1807-1808 et 1813-1814.

Michel-Ange Marion, Reproduction de la Colonne Vendôme à Paris au 1/25 (1814) Gilet porté par Napoléon à Sainte Hélène (début XIXe) Docteur Archibald Arnott, Masque mortuaire de Napoléon (1821)

Michel-Ange Marion, Reproduction de la Colonne Vendôme à Paris au 1/25 (1814)
Gilet porté par Napoléon à Sainte Hélène (début XIXe)
Docteur Archibald Arnott, Masque mortuaire de Napoléon (1821)

Docteur Archibald Arnott, Masque mortuaire de Napoléon (1821)

Docteur Archibald Arnott, Masque mortuaire de Napoléon (1821)

Tabatière portant une dédicace interne "Donné par l'Empereur Napoléon à la comtesse Walewska à Schoenbrun" (XIXe siècle)

Tabatière portant une dédicace interne "Donné par l’Empereur Napoléon à la comtesse Walewska à Schoenbrun" (XIXe siècle)

Manteau de cour porté par Joséphine le jour du sacre de Napoléon, couronné roi d'Italie à Milan le 26 mai 1805 (1805)

Manteau de cour porté par Joséphine le jour du sacre de Napoléon, couronné roi d’Italie à Milan le 26 mai 1805 (1805)

Diadème de l'Impératrice Joséphine, offert par son beau-frère Joachim Murat, roi de Naples (vers 1808-1814)

Diadème de l’Impératrice Joséphine, offert par son beau-frère Joachim Murat, roi de Naples (vers 1808-1814)

Edouard Menta, Fêtes de Nice (1906)

Edouard Menta, Fêtes de Nice (1906)

Léonce J. V. de Joncières, Liane de Pougy (1911) Célèbre demi-mondaine de la Belle Epoque

Léonce J. V. de Joncières, Liane de Pougy (1911)
Célèbre demi-mondaine de la Belle Epoque

Léonce J. V. de Joncières, Liane de Pougy (1911) Détail de la signature

Léonce J. V. de Joncières, Liane de Pougy (1911)
Détail de la signature

Attribué à Franz Xaver Winterhalter, Jeune Femme (vers 1840)

Attribué à Franz Xaver Winterhalter, Jeune Femme (vers 1840)

Éventail représentant une femme et un enfant nourrissant une chèvre (Epoque Directoire) Éventail à décor floral (XIXe siècle)

Éventail représentant une femme et un enfant nourrissant une chèvre (Epoque Directoire)
Éventail à décor floral (XIXe siècle)

Heinrich von Angeli, Portrait de la Reine Victoria (1885) Offert par la reine au Président Félix Faure, réplique du tableau peint en 1885 conservé au château de Windsor

Heinrich von Angeli, Portrait de la Reine Victoria (1885)
Offert par la reine au président Félix Faure, réplique du tableau peint en 1885 conservé au château de Windsor

Carlo Garacci, Portrait de Maria-Letizia Bonaparte-Wyse (vers 1858) Célèbre auteur de Nizza la Bella,, épouse de Frédéric de Solms puis du comte Rattazzi, ministre du gouvernement piémontais

Carlo Garacci, Portrait de Maria-Letizia Bonaparte-Wyse (vers 1858)
Célèbre auteur de Nizza la Bella,, épouse de Frédéric de Solms puis du comte Rattazzi, ministre du gouvernement piémontais

Ignace Spiridon, Comtesse Caravadossi d'Aspremont (décédée au Caire en 1901) née Elisabeth de Groot (XIXe siècle)

Ignace Spiridon, Comtesse Caravadossi d’Aspremont (décédée au Caire en 1901) née Elisabeth de Groot (XIXe siècle)

8. Boucles d'oreille avec camées, époque Second Empire 9. Boucles d'oreille mosaïque, Italie (XIXe siècle) 10. Bague avec un chaton : "l’œil du Comité de salut public" (1793) 14. Bague de prélat en or fin avec une améthyste au centre, bordée d'une mitre et d'une crosse (Epoque Restauration)

8. Boucles d’oreille avec camées, époque Second Empire
9. Boucles d’oreille mosaïque, Italie (XIXe siècle)
10. Bague avec un chaton : "l’œil du Comité de salut public" (1793)
14. Bague de prélat en or fin avec une améthyste au centre, bordée d’une mitre et d’une crosse (Epoque Restauration)

Portrait de Rosa Teresa Vercellana, comtesse de Mirafiori et Fontana, dite "La Bella Rosina" (XIXe siècle) Maîtresse puis épouse morganatique de Victor-Emmanuel II.

Portrait de Rosa Teresa Vercellana, comtesse de Mirafiori et Fontana, dite "La Bella Rosina" (XIXe siècle)
Maîtresse puis épouse morganatique de Victor-Emmanuel II.

Massimiliano Gallelli, Portrait du Général Goiran  (1913) Maire de Nice de 1912 à 1919. Sous son mandat, la ville de Nice approuva l'achat de la villa Masséna et sa transformation en Musée d'Histoire de Nice (1913)

Massimiliano Gallelli, Portrait du Général Goiran (1913)
Maire de Nice de 1912 à 1919. Sous son mandat, la ville de Nice approuva l’achat de la villa Masséna et sa transformation en Musée d’Histoire de Nice (1913)

Ombrelle ayant appartenu vers 1850 à Eugénie de Montijo, future impératrice des Français (milieu du XIXe siècle)

Ombrelle ayant appartenu vers 1850 à Eugénie de Montijo, future impératrice des Français (milieu du XIXe siècle)

Marie-Louise Lefèvre-Deumier, L'Impératrice Eugénie en prière (1853)

Marie-Louise Lefèvre-Deumier, L’Impératrice Eugénie en prière (1853)

Pèlerine de l'Impératrice Eugénie (XIXe siècle)

Pèlerine de l’Impératrice Eugénie (XIXe siècle)

Grande armes de Napoléon III (Second Empire)

Grande armes de Napoléon III (Second Empire)

Edouard Henri Pingret, L'Almée (1849)

Edouard Henri Pingret, L’Almée (1849)

Joseph Pollet, Buste de Napoléon III (1863)

Joseph Pollet, Buste de Napoléon III (1863)

Vitrine dédiée à Napoléon Ier à la villa Masséna

Vitrine dédiée à Napoléon Ier à la villa Masséna

 

Villa Masséna
65, rue de France, 06364 Nice cedex 4
Tél. (+33) 04 93 91 19 10
Fax (+33) 04 93 91 19 16
Accès possible par le 35, promenade des Anglais
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

 

BIBLIOGRAPHIE :

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